Introduction

Ben voilà moi aussi je me lance dans le "blog"...
Cela fait un bout de temps que je voulais écrire sur un tas de sujets qui m'interpellent, mais que le temps me manquait. Et puis écrire pour soi sans pouvoir échanger ses idées, les enrichir de celles des autres, avoir un réel partage, ça n'a pas vraiment d'intérêt, en tout cas pour moi.
Alors ce blog je le souhaite interactif, j'aimerais qu'il soit un portail sur vous autres et vos avis sur tout. Vous allez me dire: "elle est sympa elle, mais ça existe déjà..." bien sure je le sais bien, mais avoir sa propre communauté d'amis, son groupe de discussion c'est quand même plus exitant, cela n'empêche en rien de venir mettre son grin de sel dans le blog du voisin...

Ce que je vous propose c'est de présenter un sujet par jour, d'actualité ou autre ce qui me viendra et que vous me fassiez part de vos opinions, de vos idées, vos commentaires, vos propositions de sujets sont aussi les bien venues.
Internet banni les frontières, alors profitons en et ouvrons-nous au MONDE

                                    Bienvenue sur votre blog de Communication

Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 11:17

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a présenté ce mercredi 27 mai en Conseil des ministres le projet de loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure (Loppsi).  Mais qu’en est il de la délinquance en France?
Il semble, d’après les différentes statistiques proposées par le gouvernement et des instituts indépendants, que les atteintes aux biens baissent depuis le milieu des années 1990, la baisse des vols de voiture étant le phénomène le plus massif (lié beaucoup à la meilleure protection des véhicules). Pour les violences physiques, les statistiques de police donnent une augmentation continue, que démentent les enquêtes de victimation montrant une stabilité d’ensemble. Il s’agit en réalité de violences de plus en plus dénoncées et non de plus en plus fréquentes. Mais, ce qui augmente le plus ce sont les délinquances "d’ordre public" (stupéfiants, police des étrangers, outrages et rébellions à policiers, etc.), qui témoignent surtout de l’accentuation de la pression policière sur certaines catégories de la population ainsi que de la dégradation continue des relations entre la police et la population en général. Voilà donc les tendances nationales, mais les contextes locaux peuvent être différents. 

 La loi Loppsi accorde à la police des moyens financiers renforcés, soit 2.5 milliards d'euros d'ici à 2013. Cette somme est elle justifiable ?  Si l’on se fie aux déclarations de la ministre de l’Intérieur, dans une sorte de fourre-tout qui donne un peu le tournis (délinquance routière, cybercriminalité, manifestations sportives, crime organisé, vidéosurveillance…), ne voit on pas  surtout une extension des pouvoirs de police judiciaire et de l’équipement technique des unités spécialisées de police. Certaines semblent pleinement justifiées pour permettre aux policiers et gendarmes de mieux confondre les délinquants en s’adaptant aux évolutions technologiques. D’autres posent évidemment des questions de libertés publiques. Quant au budget, ne faut il pas se méfier des chiffres lancés en direction des médias et de l’opinion publique ? Car, dans le même temps, la tendance est à la réduction des effectifs alors que les policiers et les gendarmes n’ont jamais été autant sollicités. La question de fond, dans la vie quotidienne et pour les collectivités territoriales, est celle du désengagement de l’Etat qui s’accélère en réalité derrière des discours politiques donnant l’impression du contraire.

D’après la ministre de l’interieur nous serions face à de nouvelles formes de violence et cela justifierait ce projet de loi.
Pourtant d’après les sociologues(qui bien entendu n’ont pas été invités à se prononcer pour la mise ne œuvre de cette loi) on ne peut pas parler de changements dans les comportements fondamentaux. Cela fait juste partie du discours politique depuis près de 20 ans, comme une ritournelle. Quant aux fameuses "bandes", le problème se pose depuis des siècles… Et il est plus de l’ordre d’un temps médiatico-politique qui nous enferme dans l’immédiateté nous rendant tous amnésiques. Ce qui est clair en revanche, c’est que les techniques évoluent sans cesse dans notre société post industrielle. Téléphones portables, Internet, systèmes de protection des habitations et des voitures, etc. Par exemple le "car-jacking" n’est pas une révolution dans les comportements, c’est simplement une adaptation des voleurs de voiture à l’impossibilité de voler certains véhicules équipés d’une nouvelle génération de systèmes antivols lorsqu’ils sont en stationnement. Chaque nouvelle technologie de sécurité entraine son lot de contre attaques permettant de la neutraliser.

Pour les propositions émises par l'UMP afin de réfréner la délinquance dans le milieu éducatif en installant de portiques à l'entrée des écoles, ou la formation de brigades scolaires, nous retrouvons là encore l’acharnement que met ce gouvernement dans la croyance en un traitement technique et policier des problèmes humains et sociaux. Ne serait ce pas une grave erreur? La meilleure façon de réguler des groupes d’enfants et d’adolescents, d’y prévenir et d’y gérer les problèmes les plus fréquents, a toujours été et restera toujours l’intervention humaine par des acteurs de terrain connaissant ces groupes d’enfants et d’adolescents et sachant les gérer. C’est de davantage de surveillants et de travailleurs sociaux dont les écoles ont besoin pour faire face aux désordres juvéniles et aux carences familiales, pas de caméras de vidéosurveillance et de portiques de sécurité (qui créeraient des heures de queue à l’entrée, et sonneraient au moindre compas ou à la moindre règle métallique…). Encore moins d’une présence policière quotidienne. Cette idée est même aberrante. Elle est en réalité un terrible aveu de faiblesse et d’impuissance.

Alors  ne s’agit-il pas encore comme pendant la campagne présidentielle de 2007 d’un procédé pré  électoral? Utilisant le fond de commerce de N. Sarkozy et son équipe ; L’INSECURITE.
Bien sûr. Car comme le dit Monsieur Darcos, il y a en moyenne chaque mois une vingtaine d’incidents impliquant des armes dans les écoles en France, provoquant parfois des faits dramatiques, alors pourquoi est-ce justement en ce moment que l’on en parle autant et que les politiques réinvestissent massivement ces sujets, alors que des faits similaires se sont produits dans les mois précédents ?

La répression toujours la répression, quelle soit économique ou humaine, voilà le mot d’ordre du gouvernement actuel. Une politique soit disant libérale dans un état policier. Qu’en est-il de du dialogue social promis ?

Par Anne - Publié dans : Politique - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /2009 11:07
Cette interview avait en fait été tournée après le vote en première lecture, avant le rejet du 9 avril. Mais M. Jean-Pierre Gorges a bien voté en faveur de la loi Hadopi mardi à l'Assemblée.

Sommes nous toujours en démocratie ? Favorable à la création d'une sorte de licence globale, le député UMP Jean-Pierre Gorges, élu de la 1ère circonscription d'Eure-et-Loir, a livré un véritable plaidoyer contre la loi Hadopi... après l'avoir votée !

"Franchement... alors bon je fais partie d'un groupe, je suis solidaire là dessus, mais globalement je pense qu'on va trop loin. La montagne va acoucher d'une souris (...) je ne pense pas que ce type de dispositif va aider en quoi que ce soit la création, et j'ai bien peur même que ça nous mette dans une situation plus difficile", dit-il. Il a pourtant voté pour la loi.

"Et oui, c'est comme ça aussi à l'UMP", conclut-il dans un grand éclat de rire.

En voyant ces images diffusées sur son site Internet, on a du mal à mettre le doigt sur ce qui nous dérange le plus. Est-ce le fait qu'un député puisse voter un texte avec lequel il est en profond désaccord ? Ou le fait qu'il puisse s'en vanter dans un grand sourire quelques heures plus tard en justifiant d'une logique de "solidarité" avec son groupe parlementaire ?

Il ne s’agit plus là de savoir si cela doit nous mettre en colère mais si cela est un réel manque de respect envers nous citoyens qui comptons sur nos élus pour faire entendre leurs voix. Quel désespoir ! Comment un citoyen qui voit ces images peut-il encore espérer que le bulletin de vote que la démocratie lui demande de glisser dans l'urne aura le moindre effet sur la politique qui sera menée en son nom, si les élus oublient qu'ils ne sont pas les élus d'un groupe parlementaire, mais les élus de la Nation tout entière ? S'ils oublient qu'ils ne doivent pas voter selon des ordres, mais selon des convictions, alors nous sommes en droit de nous demander pourquoi votons nous ?

E
tre pour la loi Hadopi est une position comme une autre. Etre contre et voter pour est une position tout à fait détestable.

Combien, parmi les 284 députés UMP qui ont voté pour le projet de loi Création et Internet, pensaient eux-aussi en leur for intérieur que le texte était mauvais ? Etaient-ils plus nombreux que les 63 députés qui ont fait basculer le vote en sa faveur.

Cette loi est discutable, et à tout point de vue, car elle rend le public respondable des déboires que rencontrerait le monde de la création artistique, en oubliant  fondamentalement que ce monde, n’existe que parce qu’il y a un public.

La vitalité artistique n’a jamais été menacée. Depuis que le monde est monde, celle-ci n'a jamais été liée à l'importance de la rémunération des artistes, pas plus que l'importance de cette rémunération n'a jamais été liée à l'importance du prix auquel les marchands décident de vendre au public les oeuvres dont ils ont fait l'acquisition des droits. Plus ou moins miséreux, il y aura toujours des troubadours qui pousseront ici ou là la chansonnette  et dont beaucoup resteront à tirer le diable par la queue tandis que les industriels de la musique et quelques artistes à succès s'engraisseront démesurément.
Dit autrement, si nombre d'artistes connaissent de grandes difficultés à vivre convenablement de leur art, ce n’est certainement pas le public qu'il faut en tenir pour responsable - ainsi qu’on cherche à nous le faire croire. Réjouissons-nous plutôt que public existe et regardons plutôt du côté des producteurs et des diffuseurs qui brassent maladroitement des sommes considérables, en pleurnichant à l'occasion qu'elles s'amenuiseraient. Regardons plutôt, aussi, en direction des politiques culturelles et des budgets correspondants qui ne cessent, en effet, de s'amenuiser.

Culpabilisation et répression ne font pas une politique culturelle, encore moins un modèle économique viable. Ce ne sont là que quelques forces réactionnaires qui sont ici, comme partout, à l’ouvrage
.

 

 

 

Par Anne - Publié dans : Politique - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 10:07

Ce que ces accords favorisent, c’est l'immigration professionnelle plutôt que familiale, la lutte contre l'immigration irrégulière, et agir en faveur du développement des pays d'origine des migrants. La trame des accords est  la même, mais leur contenu varie selon les pays.

Pour le Sénégal par exemple, la lutte contre l'immigration clandestine est une priorité. Et la question du retour au Sénégal de personnes en situation irrégulière a donné lieu à de longues négociations avec Paris. Autre singularité, dans cet accord, la liste des métiers permettant d'obtenir un visa pour la France est considérablement plus longue.

Même si les textes ont été adoptés sans problème par les députés, dans la majorité, certains élus formulent des critiques. Ils estiment que la notion de co-développement reste trop floue et que le ministère de la Coopération n'est que très peu associé à ces accords.

La principale inquiétude concerne le manque d’équité dans les conditions proposées. En effet il est évident que la France se place en « offrant » et non en « demandeur » elle impose donc ces règles qui sont pour la plupart aux détriments des pays africains co signataires. Comment peut-on prôner l’immigration professionnelle à une époque où l’économie et la crise ont pour résultat 2.6 millions de chômeurs en France, chiffre qui ne cesse d’augmenter.  Alors, on offre la possibilité à des immigrants de venir sous conditions d’occuper certains emplois, mais nous ne prenons pas beaucoup de risque la plupart de ces métiers affichent des taux de chômage les plus élevés. Ce n’est pas demain que des travailleurs africains fouleront le sol français en toute légalité pour y travailler.

Ce que ces accords apportent en fait c’est la bénédiction que la France à obtenue "de foutre à la porte" sans scrupule tous les immigrants sans travail, sans papier ou en fin de visa, et de les renvoyer chez eux avec l’obligation pour leurs pays d’origine de les accepter sans rechigner.
Nous verrons bien comment ces accords vont être appliqués dans les mois qui viennent, et comment les différentes associations de défense des droits des immigrés vont réagir et agir.

 

 

Par Anne - Publié dans : actualités - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 19:06

Un américain de 53 John Yettaw a réussi le 3 mai dernier à s’introduire dans la résidence/prison d'Aung San Suu Kyi prix Nobel de la paix en 1991, et fervente opposante à la Junte birmane. L’exploit de cet individu et son séjour de 2 jours dans l’enceinte de la maison ont conduit à son arrestation mais aussi à celle de la dame de Rangoon et deux de ces employés de maison.

La junte qui depuis 2003 reconduit systématiquement son assignation à résidence, se voit  offrir là un magnifique prétexte de ne pas justifier une prochaine reconduction de la sentence, puisque l'opposante au régime encoure, par la violation de la clause 22 de la loi visant à « protéger l’Etat des dangers émanant d’éléments subversifs », de 3 à 6 ans de prison. Depuis 18 ans Aung San Suu Kyi a passé 15 ans assignée à résidence et 3 ans en prison.

Le Général Than Shwe dictateur birman, a promis pour 2010 des éléctions nationales, et pour lui il s’agit d’une aubaine considérable afin d’éviter tout débordement pendant la campagne. La principale opposante étant sous les verrous, le champ est libre pour un scrutin en sa faveur sans entrave.

En  1990 Aung San Suu Kyi avait remporté les éléctions avec son parti la Ligue Nationale pour la Démocratie et avait récolté 392 sur 485 des sièges à pourvoir aux éléctions législative. Mais la Junte avait refusé de reconnaitre la victoire et  l’avait faite enfermer.  Malgré tout  elle continue de bénéficier d’une grande popularité aussi bien dans son pays, qu’internationale.


Quant à cet américain « imbécile » comme le qualifient les médias birmans, nous ne savons pas grand chose, mis à part le fait que son passé semble créé de toutes pièces, et ses motivations plus que  douteuses. D’après des opposants birmans qu’il aurait rencontré en Thaïlande, il serait en train de pondre un bouquin sur l’héroïsme, basé sur sa propre expérience.  De nombreuses théories font surface quant aux agissements de ce personnage pour le moins étrange, envoyé exprès par la Junte pour se donner un prétexte d’enfermer la « menace » avant une campagne électorale, ou un livre en cours? Dans les 2 cas notre prix Nobel de la paix fait les frais des ambitions d’autrui, quelles soient politiques ou mercantiles. Quand est-il de son héroïsme à elle ne mérite t’il pas plus de considération de la part de la communauté internationale qui ne semble pas beaucoup se préoccuper de son sort ! Mais il est vrai que la Birmanie ne représente pas de très gros enjeux économiques, contrairement à l’Irak ou l’Afghanistan.

Sommes-nous, nous "grandes puissances mondiales" si impuissants face à la Birmanie et sa dictature, que nous ne pouvons intervenir ou sommes-nous juste pas suffisamment motivés, par le peu d'intérêts économiques et stratégiques que ce pays offre, pour agir?

Par Anne - Publié dans : actualités - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 16:54

L' épouvantable Bataille de Paris attendue par beaucoup, a été évitée de peu. Le président Sarkozy a sur un ton plus doux et tout entendu, présenté son titanesque plan de modernisation et de réorganisation de Paris et sa banlieue. Ce fut en opposition totale avec son précédent discours et son style habituel, où il affirmait que la création du Grand Paris se ferait comme il l’entendait ou pas du tout.

Et bien qu’il ait fait appel aux différentes autorités en la matière tout aussi privées que publiques ainsi qu’à l’avis des membres de l’opposition pour ce qu’il appelle « un  projet ambitieux et difficile » Sarkozy a oublié 2 points importants qui risquent de créer de drôles de problèmes si le projet prend forme : Qui va payer la facture ? Et qui va « Reigner » sur cette énorme Méga polis ?

Le projet qui va prendre quelques années, laisse à N. Sarkozy la possibilité de ne pas réfléchir à ce dernier point car comme il le dit : « Nos successeurs réfléchiront eux même à cette question «  Voilà encore quelque chose que notre président laisse aux suivants…  Très altruiste, il nous fait savoir dans son discours de présentation le 29 avril dernier que : « Le Grand Paris est un projet qui n’appartient à aucun parti, ni aucun camps. Il touche tout le monde et appartient à tout le monde »

Ce gigantesque projet à pour but de transformer Paris en une immense machine économique moderne et propre, un environnement accueillant où la délinquance n’aura plus sa place, ainsi que la pauvreté. Que va t’il faire des tous ces gens qui dérangent ? Encore un point qui sera laissé à l’étude pour les suivants, quel beau cadeau !

Dans son speech d’une heure le président souligne : « Ce que je propose est bien sur ambitieux et difficile mais il s’agit de préparer l’avenir » Les projets d’urbanisation proposés nous montrent que le futur risque d’être grand voir même très grand. Plus de banlieue, un Paris de 14 millions d’habitants, plaçant le Grand Paris devant le Grand Londres ne comptant que 8.5 millions d’âmes. Une hausse de 30 % du  PIB est attendue avec la finalisation de ce projet et à cet effet N. Sarkozy a déjà annoncé un projet d’investissement de 45 millions d’euros afin de moderniser les transports publics Parisiens. Une ligne de tramway de 145 km encerclant la capitale est même en cours de création. En reliant les banlieues, et lieux de résidences avec les différents centres d’affaires parisiens telle que la Défense, la ville sera alors désengorgée de cette circulation automobile qui la rend impraticable aux heures de pointe.

De grands architectes tels que Briton Richard Rogers, l’Italienne Paola Vigano et les Français Jean Nouvel et Christian de Portzamparc incluent même dans ce projet monumental, la création de super gratte-ciels futuristes avec des jardins suspendus, des parcs en plein centre ville des espaces vert (un peu comme Central Parc à New York) et même une forêt mangeuse de CO² autour de l’aéroport Charles de Gaulle. Les rives de la Seine ne vont bien entendu pas échapper au projet.

Malgré l’ampleur du projet Sarkozy veut que cela se règle vite, bien sur, il ne lui reste que 3 ans avant la fin de son mandat et à l’instar de François Mitterrand il souhaite laisser comme tout "monarque français" sa marque dans l’histoire. Il prévoit de faire appel à des investisseurs publics et privés afin de financer le projet et cela dès juillet prochain. En octobre un nouveau projet de loi sera proposé aux parlementaires, afin de désosser les différentes lois d'aménagement du territoire existantes et qui ralentissent considérablement le développement de la ville. Le nouveau système des transports publics parisien doit impérativement débuter en 2012 d’après le président, juste avant les nouvelles élections présidentielles. La majeure partie du Grand Paris devra être achevée dans 10 ans tout au plus.

Les différentes municipalités autour de Paris concernées par ce grand changement se demandent quelle va être la contribution financière de l’Etat, car la plupart n’ont pas ni les moyens ni l’intention de se montrer très généreuses. Sarkozy risque, pour que Son projet aboutissent, de reprendre son légendaire ton autoritaire. Mais l’épouvante qui plane au-dessus de ces considérations pécuniaires n’est rien avec ce que sera la bataille que ces mêmes autorités locales vont lui livrer quand ils se rendront compte qu’avec le Grand Paris ils perdront leurs pouvoirs et que sans aucun doute la gérance d’une telle métropolis sera assurée par une Super Entité, voir un organe même de l’Etat.

Un projet pour la postérité de N. Sarkozy. On pourrait aussi y faire une place ou une rue Sarkozy ou pourquoi pas un parc ? 

 

Par Anne - Publié dans : actualités - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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